Il est généralement admis que l’histoire de la littérature basque s’est fondée sur trois piliers : Bernart Etxepare, Joannes Leizarraga et Pedro Axular. Ajoutons-y un quatrième, découvert récemment : Lazarragarena.
Le premier livre rédigé en langue basque fut publié en 1545 à Bordeaux. Avec “Lingua Vasconum primitiae”, Bernart Etxepare signa donc le commencement de l’histoire de la littérature basque.
Mais, à partir du concile de Trente et dans les conciles et synodes suivants, un fossé considérable se creusa entre vie privée et vie publique. Il n’est donc pas étonnant que certains poèmes de Bernart Etxepare aient fait scandale à l’époque. Son œuvre nous apporte néanmoins le témoignage de la vie d’un prêtre, du mode de vie d’une époque qui était sur le point de disparaître.
Joannes Leizarraga, au contraire, est considéré comme un auteur appartenant à la Réforme. Lors d’une assemblée de calvinistes organisée à Pau en 1564, on demanda à Leizarraga de traduire le Nouveau Testament en langue basque. Il fut nommé ministre de l’Eglise de la Réforme en 1567 et envoyé à La Bastide-Clairence, où il vécut jusqu’en 1601.
Leizarraga publia trois œuvres, à la Rochelle, en 1571 :
En traduisant ces travaux, Leizarraga était bien conscient des difficultés que cela représentait. Comme il n’existait alors aucun basque unifié, il tenta de créer un langage littéraire. Il utilisa à cet effet un labourdin teinté de bas-navarrais et de souletin.
Les travaux de Leizarraga sont toujours très soignés. D’après Villasante, il est étonnant qu’un homme manquant ainsi de références écrites en langue normalisée et unifiée puisse écrire dans un langage aussi culte. Axular se chargea cependant d’ouvrir une autre voie à la littérature basque.
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